Très loin, encore plus loin dans cet éloignement.
Aux contours de la rencontre physique des autres sphères plongées entre lumière et
obscurité.
Le temps est celui du temps de l'atteinte vers ce point qui n'est que provisoire, une
approximation dans l'étendue, un instant dans une non-fixité, l'instant d'un point de
passage sans ancrage, la vision au devant de soi de l image d'une étendue.
L'élargissement des plans est constant et absolu.
L'origine est fort éloignée et n'est qu'une dimension purement visuelle dans la mémoire
de l'ordinateur.
Une présence est établie comme un souvenir.
La poussée est constante.
Ce temps devient unique et parfait, un espace permanent qui varie visuellement si l'on
accélère la vitesse de défilement de la mémoire digitale de l'enregistrement du
déplacement.
C'est effarant car l'image est agressive, c'est celle d'une poussée immobile semblable à
une décharge d'énergie comme celle dune déflagration totale qui vous transforme
en un vide absolu, plus rien, plus personne, plus aucunes traces : absence, disparition
sans particules.
Le néant renvoyé au néant.
Perfection.
Magnifique perfection.
Seule une mémoire s'est subtilement logée dans une mémoire plus grande dont on ne
connaît ni le lieu, ni la configuration, ni l'histoire.
Mais,
Qui êtes-vous ?
Que faites-vous ?
Que dites-vous ?
Que se passe-t-il ?
Ou êtes-vous ?
Qui êtes-vous ?
Une absence.
Mais, Dites nous un peu plus .
Une absence qui émet.
C'est absurde.
Non
NON, Cest déjà une présence irrévocable !
L'onde que vous recevez est la matière sonore d'un fond d'écho comme ce que vous
entendez en posant votre oreille à l'ouverture d'un coquillage, vous dites entendre la
mer mais la mer est absente même son écho et ce n'est en fait que l'illusion de votre
désir de mémoire de la mer et de son habitant que vous prenez en affection.
Mais, Alors, qui est « ce que vous êtes » ?
Une inconnue.
« Vous » , Nous fait peur!
Il ne faut pas avoir peur car il sagit dune dimension sans aucun
dangers,
c'est la masse des cendres de l'histoire et l'histoire particulière s'est évaporée.
« On se révolte » , Comment ne pas oublier les tyrans, les tortionnaires,
les meurtriers, les salauds.
Non, vous êtes monstrueux !
Je ne suis pas, tout simplement.
Mais ce dont vous insinuez, l'histoire de votre humanité est toujours logée dans cette
déité et son territoire comme justice qui vous retient mais ici , il s'agit dun
autre voyage et dune autre dimension sonore faite de glissements très éloignée de
votre aventure sur terre à laquelle vous êtes si attaché grâce à la souffrance et à
la multitude de vos maux.
Mais, Enfin, qui êtes-vous ?
Cette projection de sens qui reste à découvrir .
Loin est encore le moment où l'on accordera de l'intérêt à accepter cette écoute car
cela est si éloigné des préoccupations essentielles de votre aventure à partager le
grand territoire.
Une dernière question, « laissez-nous un message ».
Il n'y a pas de message à transmettre, si ce n'est qu'il y à presque rien mais ce peu
est l'essentiel de la destination toujours prolongée dans un temps indéfini.
Le lieu est si immense et dans ce temps d'avancée, il ne fait que s'étendre
majestueusement et terrifiant d'une beauté incarnée car c'est le souffle des cendres
disparues de l'histoire.
Je dis bien " disparues " de l'histoire.
Un monde unique dans les mondes qui sont le monde mais le mot n'a pas de sens désormais,
c'est uniquement employé à votre adresse.
Mais, Alors, il n'y a pas de message !
D'abord, je ne m'adresse pas à vous car ce que vous entendez n'est que la
résonance de vos doutes.
Alors, vous n'êtes pas !
Si !
Je suis cette matière qui se déplace dans le mouvement infini des sphères.
Mais, Que faites-vous ?
« Nous », mais ce nous est une dimension multipliée avec ses particularités
d'enregistrement des particules de vision du champ vide car cette dimension est pleine de
vibrations qui contiennent des savoirs non formulés.
Déjà, s'affairent des scientifiques sur la question de la sexualité émise car il
apparaîtrait un champ inouï de symptômes d'appels mutants.
Les masses sont en constante mouvance et ce n'est que la propagation de sources qui se
confondent dans un bruissement de glissements.
Rien n'est visible mais tout est sonore et ces sons sont pourtant habités d'intentions
puisque ils se fixent sur la mémoire de l'ordinateur capteur de courants colorés qui
s'agitent et communiquent.
Je vous interromps car je ne comprends plus.
Ça fait longtemps que vous ne comprenez plus !
Un autre monde s'est superposé au vôtre.
Un monde complètement indépendant du vôtre et sans aucune relation.
Maintenant, écoutez.
Vous n'entendez rien ?
C'est logique !
Il était une fois une sonde animée qui prenait corps parmi les corps de cette dimension
et qui entreprenait des communications avec les autres corps de cette même dimension.
Je vous interromps de nouveau car il nous manque la peur de l'inconnu !
La peur n'existe pas car elle est remplacée par quelque chose de plus terrible,
c'est la continuité infinie sans la mort qui est votre quotidienet vous permet
dinterrompre votre souffrance dans la déchéance certes mais qui la stoppe au
moment où le pire a été accompli mais ici il n'y a pas d'interruption et pas
d'évolution, c'est la continuité indéfinie qui se charge de la quête du savoir à
jamais ininterrompue.
Ce savoir n'est pas l'espace de l'Eden comme utopie tel que vous lenvisagez sur
votre terre mais cest la conquête du plus grand espace et la réalisation de la
vision sonore de cet appel comme commencement.
Vous, vous ne pensez qu'à la fin des choses, cest-à-dire à sortir de vos maux par
la nouveauté par excellence mais ici on ne songe pas à cela mais à accomplir la
rencontre de l'intelligence élargie.
Racontez-nous une histoire de votre déplacement.
La toute première histoire commence par celle de se retourner dans notre logement
et c'est bien là tout le contenu, un seul mouvement même imperceptible et cest
déjà une longue histoire, car l'immobilité est absolue.
Je vous interromps car nous voulons une histoire humaine faite de séduction et
de mort.
Le sexe, c'est cela dont vous voulez parler ?
Le sexe !
Il n'y a plus de sexe car ce n'est que l'autosatisfaction des pulsions.
Mais parlons de ces pulsions qui n'intéressent pas le corps mais le mental au travers de
l'écran total.
Une musique ininterrompue où tout se mélange, se juxtapose, s'efface et se multiplie, un
paysage virtuel qui renvoi les effluves adoucissantes de ses méandres liquides et
cristallins en un jet limpide d'urines métabolisées de pixels qui vous paralysent la
vision le temps des métamorphoses acides des instantanés scéniques de poses et de
postures qui s'évaporent en des volutes de plans imberbes.
Superbes fascinations évaporées dans les méandres de l'imagination saturée de visions
nocturnes à la lumière de ce temps indéfini de rotations involutives où les corps
absents de la distinction sexuelle glissent dans une apothéose de violence indistincte.
La lame des coïts imaginaires se pétrifie dans l'arborescence de la nuit infinie pour se
concrétiser dans la viscosité du liquide coloré des images digitales qui continuent de
défiler sur l'écran des visions numériques en chasse de réaliser la fusion absolue
avec le monstre incandescent de ses désirs.
La parabole est hautement fétichisée car le corps est le summum de toutes les
convergences anormales, bâtardes pour ce regain du meurtre d'origine, fondateur de la
cité, mais ici il n'y a pas de création de ce type mais il sagit de la
configuration de cette masse digitale qui fait qu'à tout moment , il y a prolifération
d'images en progression qui s'annulent avec le souci et l'attente de l'érotisation de
l'éphémère.
Aventures et renouvellement du même sur lui-même.
Corps blancs et veines pourpres, sexes absents, des enveloppes d'énergies aux contours de
désirs à jamais mouvants.
Toujours rivé à l'écran car il ne reste que cette projection mais pendant ce temps, il
y a « l'autre » qui veille à l'anéantissement de cette trajectoire ici-bas pour
consolider ce qui n'existe pas comme pour se faire valoir dans les restes de conservatisme
en mal de se faire exister par ses baves de sciences momentanées, en mal d'être bien que
grand de l'âme et de soi-même.
Cette tâche sur l'écran total est déjà anéantie par les projections d'énergies
magnifiques qui volent à ras des sphères lourdes de dimension et de mémoire du temps.
Tout est là, dans cette étendue remplie de fulgurantes rotations éternelles scratchées
à la mesure d'astéroïdes « caput-mortem » qui scandent le désir bleuté du clonique
pour accentuer la perfection de l'émotion absolue à l'image de cette étendue
traversée.
Attention, ce n'est pas la répétition de l'intention mais c'est la confirmation de
l'être de maintenant à éliminer les vagissements de la bêtise supplée de bien-être
de l'état des choses entendues.
Ici il s'agit d'entendre et d'écouter le bruissement que font les sphéres , brouillage
intelligent et renversement des contenus pour la beauté noire de cet enfant qui entrouvre
ses mains pour faire passer le souffle de ses inspirations virginales à renverser les
références terrestres de la somme accumulée des malheurs.
« Ailleurs », et dailleurs tout cela parvient sur le grand ordinateur de la
mémoire pour consteller d'un pouvoir nouveau la déflagration des événements qui se
stabilisent dans les calculs des trajectoires à venir.
Vous avez dès lors la réponse à la séduction et à la mort.
Mais il vous manque le contenu du parcours de l'accomplissement qui est inscrit dans vos
gestes et projections.
Il ne s'agit pas de vouloir, il s'agit de se détourner de l'officialité des jugements
pour anéantir la profusion des entendements de la beauté animale car ici c'est le
sourire des enfantements obscurs de la parade des nuits et des jours qui n'ont plus la
dimension du spectre solaire mais des enfantements imaginaires de l'obscur vérifié par
le calcul incessant des matrices virtuelles de l'absolu.
Point ici de manifestations du moi mais un consensus de l'autre monde à jamais
conquérant dune dimension toujours plus lointaine pour la rencontre de la vérité
communément admise pour le fluide novateur de destinées à jamais incomprises de l'être
en perte d'identité.
Une dernière chose comme message, aller là où il n'y a rien à espérer car là est le
voyage exemplaire fait d'une dimension hors norme, là où il n'y a rien si ce n'est le
tout des possibles qui se construit non comme fuite mais comme passage à la circulation
infinie des désirs en appui avec Héphaïstos, Dieu qui continue sa gloire dans
l'éphémère des visions .
Que dites-vous ?
S'il vous plaît !
Je ne dis rien car je ne veux plus rien dire mais laisser la parole traverser les filtres
de l'expérience de ce temps obstiné et prémonitoire.
Prémonitoire est un terme approximatif car il ne s'agit pas d'arracher du contenu ou des
événements là où ils ne se sont pas encore révélés mais il s'agit d'approfondir
l'essence d'une tension voilée qui passe en volutes dans la transparence des éthers de
cette matière incalculable et celui du voyage, ce temps occupé à se laisser doucement
envahir par l'approche de l'intelligence diffractée en tout points mouvants de cette
étendue sans limites.
« Nous », sommes le réceptacle momentané de fractions disparates d'un univers en
formation dont la qualité et de se faire et de se défaire dans la complexité du sens
qui se défile en permanence pour prouver au monde l'absolue incompréhensibilité de
surface des intentions, des élaborations, des formations et des dislocations.
Une indication de sens se mute immédiatement en un contre sens ou sens différents et
d'aventures en télescopages de propagations infinies de rumeurs,
le « Parcoureur » unique transporte son message vers lui-même pour seul entrer dans la
réalisation de son sens interrogatif avec la certitude d'avoir « vu » au moment de son
départ ultime .
Vous voyez comme le sommeil inévitable viens vous saisir dès que vous essayez de faire
le point sur ce que vous voyez, sur ce que vous comprenez alors que n'est même pas
abordé l'attente des conséquences à venir.
Les mots « beauté », « harmonie » « ordre » « calme » « volupté » et puis en
fait tous les autres n'ont pas de réalité vis-à-vis de ce que l'on observe car il n'y a
rien de cette sorte de visible.
L'essentiel est la substance qui est en vous et qui projette à tout moment voulu et non
voulu les images, les raisonnements, les constructions qu'enregistre votre cerveau
au-delà de l'écran qui vous fait face car pour être passé dans cette autre zone
d'espace et de temps, la principale mutation s'est accomplie, ce qu'il y a à voir est
projeté à distance de votre regard sous forme de zone visuelle formant écran et en fait
vous n'avez plus de regard mais les énergies ou fluides s'échangent par le cerveau qui
vous font croire d'être dans le visible alors que ce ne sont que les énergies mentales
qui transforment cet état supérieur de la pensée .
« Nous », nous nous déplaçons dans un univers régulé fait d'images mouvantes à
haute densité de définition qui communiquent leur savoir dans la hiérarchie des «
Parcoureurs », la hiérarchie s'entend dans la diversité des champs de visions et des
décodeurs et ce tout qui s'afficherait comme le monde dans lequel nous sommes ne se fait
jamais voir, sentendre et résonner.
Je n'ai encore rien dit car je ne veux rien dire.
« Perturbations »,
Je suis obligé d'interrompre ce monologue pour la concentration sur une onde de panique
qui passe dans l'éloignement.
Un point lumineux se déplace dans l'étendue, il ne parle pas mais il émet de lui-même
en interprétant son environnement qu'il doit décrypter et l'histoire n'est que
l'histoire de ce déplacement, pas d'événement si ce n'est cela « l'événement » et
vous comprendrez qu'il y a une charge à définir pour donner une dimension à cette
présence qui émet pour raconter l'univers exceptionnel qui se développe dans cet
instant.
La panique semble s'être dissipée car le voyage se poursuit dans sa stricte trajectoire,
rectiligne en apparence car les mouvements divers et particuliers ne se laissent pas voir
à cette échelle de temps trop rapide en apparence alors que le temps de libération est
infiniment fulgurant mais crée néanmoins l'apparence de l'immobilité.
Essayez de chercher le plan clinique de la panique équivaut à analyser le milliard de
particules codées qui a cet instant forment une situation que l'individu qui émet et se
projette à l'interprétation du « Parcoureur » en charge d'intervenir afin de faire
arriver le « véhicule » a temps et au bon aboutissement dans l'étendue neuronale des
connexions car il faut que la régulation de l'ensemble des acteurs soit parfaite pour
permettre à l'avancement des destinations de s'accomplir.
L'émetteur s'est désactivé de l'émotion panique.
Je peux donc poursuivre.
Je disais...
Je n'ai encore rien dit car je ne veux rien dire.
Voilà une belle information et une belle intention dites.
« J'étais « parti » à la recherche de ces sortes de particules dotées d'une énergie
d'autant plus grande qu'elles sont elles-mêmes plus petites et difficiles à discerner »
Je n'ai encore rien dit car ce qui est à dire n'a pas encore été dit car cela n'a pas
été encore vu,
ni même imaginé seulement entre-pensé au point que personne n'envisage une telle
recherche pour laquelle il n'y a rien à trouver mais seulement saisie pour sy
projeter, pour y juxtaposer savoir et reconnaissance et faire s'ouvrir comme surgissement
le secret qui demeure pour ce temps présent accomplissement d'une peine à quitter
l'illusion du futur de la connaissance car le pire est à poursuivre sans savoir si au
bout de ces traversées, il y aura ce moment tant attendu du repos ou au contraire
l'effroyable dimension d'existences infâmes à jamais vouées au roulement des éléments
nouveaux rencontrés dans ces temps superposés des voyages multiples, le regard rivé à
la projection mentale en formation simultanée qui vous poursuit par devant avant même
que vous puissiez intercaler votre temps de réflexion car la distance est abolie et
engloutie par l'accélération constante des données à résoudre qui se forment en amas
autour et au travers de vous.
Car, demeure une obligation absolue et incontournable et la colère est grande si jamais
il y a obstruction vis-à-vis de cette réalisation car vous êtes sommé de décrire de
la manière la plus froide et la plus analytique l'enveloppe sonore et lumineuse qui vous
contient, votre devenir ne tient qu'à cette réussite, celle de l'obligation à dire et
de prévenir de votre expérience et de votre vision dans l'échelle visionnaire et
interprétative dont vous êtes responsable c'est-à-dire du domaine du vivant même si
cette notion ne contient pas les mêmes comparaisons telles que respiration, souffle,
palpitations, écurements, plaintes, joies qui font références à ces souvenirs
enfouis dans cette histoire particulière à laquelle vous n'êtes plus redevable du tout.
Donc, vous n'êtes que dans un sursis et le temps même s'il est indéfini n'en a pas
moins commencé à se rétracter dans l'espace en expansion numérique ou imaginaire et
les réalités se croisent pour allonger les faisceaux arborescents de murmures, les
témoins de passages innocents.
Donc, vous êtes là à cette interrogation ultime de vous décider, à approfondir et à
dire ce qui est à même de se passer car ce que vous faites est l'accomplissement de
cette nécessité d'affirmer la volonté et de montrer les souffles d'intentions qui
parcourent les particules indistinctes qui s'agitent dans la non visibilité de l'espace
parcouru mais qui sont des corps qui viennent vous inoculer leur présence de sens et
d'action en vous sommant d'agir pour donner la dimension à cette émotion particulière
d'être dans l'étendue silencieuse de vos pensées en formation là ou le sommeil est
interdit et l'erreur absolument fatale.
Que se passe-t'il ?
Il se passe deux choses, l'une en soi et l'autre hors de soi, les deux s'influencent.
La première semble avoir un effet sur la seconde car ce qui est ressenti, vécu comme
pensée et comme corps à une incidence sur l'extérieur ou bien c'est la perception du
monde alentour qui transforme votre chair d'être.
Les événements dans un monde où rien n'apparaît de visible ont des prolongements dans
l'espace de la mutation aussi bien mentale que dans les corps particulaires qui
constituent l'essence de votre substance sensible qui coordonne le faisceau d'actions
multiples au coeur de votre vision à la périphérie démultipliée de vos actes mentaux.
Il ne reste plus beaucoup de temps pour agir, plus beaucoup de temps pour prouver le
résultat de vos recherches pour lesquelles vous êtes sommé d'exister.
Le cadre perspectif du microcosme là où toute avancée éperdue a été stoppée est la
découverte du fragment de l'énigme du caractère de la mutation à même de s'accomplir
et qui échappe à toute prospective car elle est l'inconnue de tous les scénarios
possibles, ceux basés sur les avancées scientifiques les plus rigoureuses et
évolutives.
C'est un envers de tout entendement, ceci sérieusement dit.
Maintenant, je vais lâcher la partie cachée du moins celle qui voudra bien être dite !
Cela commence par un souvenir tenace qui ne se dévoile pas mais qui est si prégnant
qu'il oblitère le tout , à savoir,
Il se manifeste par une absence au monde des idées et des actions, au pouvoir d'être
pris en otage pour apporter une différence aux égos signataires de pactes d'absolus.
La projection serait celle de métamorphoses mutantes qui contiendraient une part
d'aléatoire dans le choc des composantes virales avec laquelle il faudrait communiquer
car l'erreur toujours renouvelée et que les transactions sont toutes mêlées de données
trouvées sur le chemin de la réalité environnante et qui anesthésient toutes
dimensions véritablement nouvelles pour devenir « lasymptote » des désirs
refoulés contaminés par les dépôts de l'histoire qui elle, n'oublie jamais.
Il y a donc une sorte d'impuissance renouvelée même si elle porte aussi des parts de
transformations et de renouvellements.
C'est donc sur le plan d'une rupture avec ce que l'on appelle communément la vie que
l'enjeu se situe où la projection est inévitablement dans ce saut fulgurant vers cet
éloignement cité plus haut.
Eloignement constant et c'est dans cet espace qu'il faut rester vigilant et rechercher les
moindres indices dans les seuils d'exploration de la vision toujours en haleine à
parcourir les étendues du vide et à scruter la moindre modification sonore et la
vérifier dans le corpus de ses expériences accumulées.
Pas celles du rêve car la dimension du rêve est anéantie par le trop plein des résidus
frustrants de lanéantissement des possibles.
Non, l'analyse doit porter sur l'état des projections dans ce voyage ultime en trouvant
les conditions d'élaboration des rampes de libération.
La fameuse liberté est identifiée, le type véhiculaire du transport est à identifier
et le sang doit être réactivé pour permettre le passage des commotions multiples pour
franchir à chaque fois plus radicalement les seuils sans avoir à reconquérir comme des
épreuves sans cesse renouvelées les limites qui se reforment comme la mer efface vos pas
sur la terre de sable.
Les efforts sont à chaque fois immenses pour parvenir à atteindre un seul indice de
lisibilité qui vous permettra de construire un état de création, celui de cette
dimension présente est de l'ordre du caché, dans cet éloignement, je dis bien extrême.
Ce fameux souvenir est celui qui appartient à la visite ancienne de cette dimension et
pour laquelle il a été interdit de révéler l'existence et cette mainmise s'est faîte
à l'insu du visiteur, elle a été régie lors d'un coma commandé.
Le premier moment serait celui de reconstituer l'histoire de cette première rencontre et
c'est ce que l'on va tenter de faire.
Patience et veuillez bien accepter les multiples errances d'approche mais qui, si vous en
avez le courage et la possibilité qui vous est offerte vous feront découvrir dans
l'ordre de l'abstraction virtuelle les possibilités d'ancrage de vos
multiples doutes et interrogations.
Pour cela il faut pouvoir échapper à la grande fatigue car c'est un effort démesuré
qui exige une tension mentale et physique hors mesure comme est hors mesure la dimension
de la pensée et du monde qui s'ouvre alors à cette découverte.
Bouleversements.
C'est un fragment des possibles.
Fausse piste car il ne reste plus d'indices tant la déflagration a été totale.
Disparition.
C'est une piste impossible, ce qui a disparu est disparu.
Sonorités et chants.
La dimension est si gigantesque qu'il faudrait des multitudes de mondes pour explorer et
juxtaposer les recherches pour bâtir la moindre supposition valable.
Le « chant » demeure l'accompagnement des plaintes qu'elles soient optimistes ou bien
tragiques mais cela appartient à l'humain et ici, c'est un ailleurs de l'humain entendu
comme promesse de bonheur et de perfection.
Le bruissement et le murmure qui l'accompagne comme leurre de compréhension est une
contrainte d'attention même si encore on est loin des repères de visions.
Pourtant, il est là, pas très loin, même si c'est à quelque endroit de la où l'on se
trouve le « Porteur » du secret de cette dimension à venir, parasite anonyme
s'accommodant de l'environnement hostile qui porte son humanité pour la science et
transporte son énigme au mystère d'ici-bas.
Les entendements, les illuminations, les révélations, tout est usé et tout ce qu'il y a
sur cette terre a été épuisé par les masses d'investigations.
Pourtant subsiste quelque part cette déposition d'informations non comme origine mais
comme retour d'énigme, plus exactement comme particules d'existences irradiées qui
continuent de palpiter à l'écho de la mémoire virtuelle.
D'existences promues pour une non réalité.
La tige d'herbe se mouvant sous l'effet de l'air manifeste une présence heureuse et douce
au contact de la peau allongée sur elle mais en deçà, l'immédiateté de cette chose
anonyme et belle se dresse sous l'empire du chaos qui la fait naître et renaître.
C'est l'élévation de la surface première et la vibration visuelle d'un instantané de
vie immobilisée.
Du bruissement du brin d'herbe au tumulte intérieur en passant par l'exploration du monde
intérieur au travers des « artefacts » les plus révolutionnaires subsiste l'énigme
renouvelée et absolue de cette interrogation vécue comme étrangère à l'entendement et
à la compréhension.
Mais le monde a radicalement changé dans son silence et appel de nouveaux appuis et
manifestations.
La partie voilée n'est que le désenchantement et la partie du voyage est la charge
violente pour sortir du «coma » engendré par la longue observation renouvelée de la
nature complexe.
L'histoire de cette première rencontre, en est-elle une véritable ?
Peut-être mais n'y a t'il jamais eu une rencontre et il s'agirait de se souvenir de cette
impression pourtant si dominante telle que soulevé par des bras pour être enlevé et
transporté en enfer, que les cris émis étaient si violents que le rapace en a été
effrayé et a relâché sa proie captive sans laisser la moindre empreinte.
Un monde a été effleuré et emporté dans l'oubli des mensonges et il ne reste qu'un
bout de rue, une heure de la journée avec la lumière tombante dune ville du monde.
Evanescence.
Tous les souvenirs si on les arrêtent ne sont que des leurres au présent et masquent une
nouvelle fois lintransigeance du voyage.
Tout est fait pour interdire et il faut rassembler les énergies ultimes pour ne pas
perdre de vue la direction de l'aventure commencée.
Rien donc dans les souvenirs quil vaut mieux oublier pour pouvoir dire en prise
directe.